Sur les cinquante-cinq écrivains ou poètes à qui Émile Gallé a fait des emprunts, Victor Hugo arrive de très loin en tête avec près de soixante-dix citations. Plus de soixante sont apposées sur des œuvres de verre, trois sont mentionnées dans le Décor symbolique, le discours de réception d’Émile Gallé à l’Académie de Stanislas, une autre est citée dans Écrits pour l’art, deux sont apposées sur bois et pas une seule sur céramique. Le style que Gallé a adopté pour ses faïences ne pouvait s’accorder avec le symbolisme et la puissance de l’œuvre de Victor Hugo. Cette force, cette beauté du verbe, ces symboles, ces sentiments, Gallé n’a pu les exprimer que sur verre, le matériau qui permet toutes les harmonies et se prête aux combinaisons les plus subtiles. Il n’est donc pas étonnant que ce soit quasi exclusivement sur verre que Gallé se soit inspiré de l’œuvre de Victor Hugo.
